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Bienveillance et paradoxe



Je suis dubitative! Oui je fais cette tête là quand je suis dubitative, en tous cas au bout du trentième selfie raté. Bref, ce n'est pas mon incapacité à me photographier qui m'interroge, mais un sujet bien différent: le traitement que nous accordons à nos proches. Je m'explique.


Il est évidemment de bon tons de prôner la gentillesse, la bienveillance, la tolérance et je suis la première à le faire en toutes occasions. Mais prenons 5 minutes et réfléchissons... Avec qui, au quotidien, sommes nous les moins bienveillants?

Et bien, aussi paradoxal et surprenant que cela puisse paraître, c'est souvent avec nos proches, notre famille, que nous le sommes le moins.

Il est assez rare qu'on expédie une personne dans la rue qui demande son chemin, qu'on souffle lorsque notre supérieur nous confie une tâche, qu'on dise à notre médecin, garagiste, boulangère qu'ils nous exaspèrent.

Pourtant, je pense que si vous prenez le temps d'analyser vos comportements, vous ferez le même constat que moi, nous sommes très souvent désagréable, intolérant, vindicatif avec nos proches, ou en tous cas nous n'hésitons pas à l'être si nous le jugeons nécessaire.

Qu'est ce qui fait qu'on s'autorise plus facilement à être désagréable avec ceux qui nous aiment?

Certains diront, qu'être poli avec les commerçants, le personnel soignant, est une question d'éducation. Ok, je prends, mais du coup, notre éducation n'est elle valable que pour les inconnus?

D'autres diront que les enjeux sont différents: une relation commerciale, médicale... C'est donc le besoin qui créé le rapport à l'autre? Mais du coup l'enjeu de rendre heureux les gens qui nous rendent heureux est-il moins important?

Peut être pensons nous que nous n'avons pas à faire d'effort puisqu'ils nous connaissent et qu'ils nous aiment tels que nous sommes?


Il faudrait alors redoubler de gentillesse, parce qu'effectivement ils nous aiment malgré tout!



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